Le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) a été supprimé au 1er janvier 2021 et remplacé par MaPrimeRénov’, une aide financière gérée par l’Anah. L’objectif était d’encourager les particuliers à réaliser des travaux de rénovation énergétique dans leur résidence principale (isolation, chauffage, ventilation, fenêtres, etc.).
MaPrimeRénov remplace le crédit d’impôt pour la transition énergétique
MaPrimeRénov’ s’adresse aux propriétaires occupants et aux bailleurs, avec des montants qui varient selon les revenus du foyer et le type de travaux réalisés.
Le dispositif est décliné en quatre profils :
- MaPrimeRénov’ Bleu - ménages aux revenus très modestes
- MaPrimeRénov’ Jaune - ménages modestes
- MaPrimeRénov’ Violet - ménages intermédiaires
- MaPrimeRénov’ Rose - ménages aux revenus les plus élevés
Un simulateur en ligne permet d’estimer le montant de la prime, et elle peut se cumuler avec d’autres aides comme les CEE (Certificats d’économies d’énergie) ou certaines aides locales.
Pour faire votre demande, rendez-vous sur le site officiel :
maprimerenov.gouv.fr
Quels sont les travaux concernés par MaPrimeRénov
Avec MaPrimeRénov’, deux parcours existent : le parcours par geste (pompe à chaleur, raccordement à un réseau de chaleur, dépose de cuve à fioul, audit énergétique) et la rénovation d’ampleur. En métropole, l’isolation seule n’est plus aidée par MaPrimeRénov’. Les travaux doivent être réalisés par un professionnel RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), sauf pour un raccordement à un réseau de chaleur, selon Service-Public.fr.
Dans une rénovation d’ampleur, le bouquet de travaux peut comprendre :
- Isolation thermique : murs, planchers bas, toiture et menuiseries, avec au moins deux de ces postes ;
- Chauffage : pompe à chaleur air/eau ou géothermique ; le chauffage au bois (poêle, insert, chaudière à granulés) n’y figure plus qu’en travaux complémentaires ;
- Ventilation : mise en place d’une VMC simple ou double flux ;
- Audit énergétique, exigé avant et après les travaux d’une rénovation d’ampleur.
La rénovation d’ampleur concerne les logements classés E, F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE) avant travaux. Elle exige un bouquet de travaux, dont au moins deux postes d’isolation, permettant de gagner au moins deux classes, selon Service-Public.fr.
Le crédit d’impôt pour l’isolation des combles et de la toiture : une aide terminée
Avant l’arrivée de MaPrimeRénov’, il existait le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE). Ce dispositif permettait de déduire une partie du coût des travaux de rénovation énergétique de son impôt sur le revenu.
L’isolation des combles perdus et de la toiture faisait partie des principaux travaux éligibles, aux côtés de l’isolation des murs, du plancher, du remplacement des parois vitrées ou encore de l’installation d’un système de chauffage plus performant.
Le CITE a été supprimé au 1er janvier 2021 et remplacé par MaPrimeRénov’ : il reste un repère pour comprendre l’évolution des aides à la rénovation énergétique. Aujourd’hui, MaPrimeRénov’ n’aide plus l’isolation seule en métropole ; l’isolation n’est aidée que dans le cadre d’une rénovation d’ampleur, et les CEE peuvent compléter le financement avec un professionnel RGE, selon Service-Public.fr.
Qui doit faire les travaux ?
Pour bénéficier de MaPrimeRénov’, vos travaux doivent obligatoirement être réalisés par une entreprise qualifiée RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Cette qualification garantit que les matériaux posés et les méthodes utilisées respectent les critères de performance énergétique fixés par l’État.
Avant de signer un devis, il est utile de faire vérifier la faisabilité technique et la pertinence des travaux envisagés par l’entreprise RGE. Cette étape aide à valider l’éligibilité de votre projet.
Les travaux doivent également être facturés par l’entreprise qui les réalise. Une séparation entre la fourniture du matériel et la main-d’œuvre n’est pas acceptée.
Quel est le montant de MaPrimeRénov’
Le montant de MaPrimeRénov’ dépend de plusieurs critères : vos revenus, le type de travaux réalisés et le gain énergétique obtenu. Le dispositif est organisé en quatre profils (Bleu, Jaune, Violet, Rose), chacun ayant un niveau de prise en charge différent.
Par exemple, pour une rénovation d’ampleur, la prime finance 80 % (bleu), 60 % (jaune), 45 % (violet) ou 10 % (rose) du montant des travaux, dans la limite de 30 000 € HT de dépenses (gain de 2 classes) ou 40 000 € HT (gain de 3 classes et plus), selon Service-Public.fr.
Le calcul précis se fait à partir de votre situation fiscale et du diagnostic de performance énergétique (DPE) avant/après travaux.
Historiquement, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) fonctionnait sur un pourcentage des dépenses, dans la limite d’un plafond. Ce mécanisme n’existe plus depuis le 1er janvier 2021.

